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Cyberdépendance ou usage excessif?

Le fait que votre jeune passe plusieurs heures devant les différents écrans ne signifie pas automatiquement qu’il en est dépendant.

L’omniprésence des médias dans la vie des jeunes ainsi que le grand besoin de contrôle qu’ils éprouvent à l’adolescence les amènent souvent à passer de nombreuses heures devant les écrans. Ainsi, un jeune peut en arriver à s’isoler, à négliger ses travaux scolaires, à refuser de participer à la vie familiale et à adopter des comportements qui déplaisent aux parents.

En revanche, la cyberdépendance est un phénomène plutôt rarissime qui touche seulement un très faible pourcentage de jeunes. On parle de cyberdépendance lorsque:

  • L’obsession d’un jeune pour un jeu l’empêche de fonctionner au quotidien.
  • Il néglige son hygiène corporelle au détriment du monde virtuel.
  • Ses relations avec le monde réel se dégradent.
  • Il ne peut s’empêcher de jouer même s’il considère lui-même que son comportement est problématique.

Seul un professionnel de la santé peut déterminer s'il s'agit de cyberdépendance, dans le doute il vaut mieux consulter que de demeurer aux prises avec de nombreuses inquiétudes.

Internet

L’utilisation de l’ordinateur à la maison
  • Placer l’ordinateur dans un endroit passant de la maison (salle familiale, salon, cuisine, etc.).
  • Dans le cas où votre jeune a accès à un ordinateur portable ou à un téléphone intelligent, vous pourriez par exemple limiter les heures d’utilisation dans la chambre ou l’interdire selon ce que vous souhaitez. Tout cela dans le but d’éviter que votre jeune ne s’isole lorsqu’il utilise un ordinateur ou un téléphone intelligent. De cette façon, le parent pourra questionner son jeune sur ce qu’il fait et il pourra remarquer si le jeune affiche des inconforts lorsqu’il navigue sur internet. Bref, il pourra assurer une certaine surveillance.
  • Bien que les logiciels de contrôle parental ne soient pas sans faille, vous pourriez en acquérir un. Ce logiciel pourra, entre autres, permettre de bloquer l’accès à certains sites et gérer le temps d’utilisation.
  • Se questionner sur notre propre utilisation des écrans en général...
Rester à l’affût des nouvelles technologies

Il peut aussi être utile de rester à l’affût des nouvelles technologies, des sites internet visités par les jeunes et des réseaux sociaux existants. Demeurer informé et démontrer un intérêt pour les technos permettra au parent d’avoir des conversations pertinentes à ce sujet avec son enfant, de le questionner adéquatement sur les comportements qu’il adopte sur le web et favorisera son ouverture. Par exemple, sans trop rentrer dans l’intimité du jeune, le parent peut lui demander de lui montrer ce qu’il affiche publiquement sur internet. En ayant le souci de permettre à son adolescent·e d’avoir son jardin secret, le parent peut lui mentionner qu’il·elle doit être à l’aise de lui montrer les informations ou les images qu’il·elle rend disponibles à un large public.

Amener l’enfant à se conduire de façon responsable sur le web

Faire de la prévention en matière de cyberintimidation, c’est en quelque sorte enseigner à l’enfant ce qu’est une utilisation responsable d’internet et des technologies de l’information. Vous pouvez amener votre jeune à réfléchir à la permanence des contenus qu’il diffuse sur internet. Aussi, le parent peut expliquer au jeune que les gestes posés dans le monde virtuel peuvent avoir des effets bien concrets dans la réalité. Par exemple, vous pouvez mentionner qu’un geste de cyberintimidation peut être puni par la loi. Les autorités ont effectivement les moyens de retracer la provenance d’un courriel et ainsi de démasquer les auteurs de cyberintimidation. Enfin, vous pouvez sensibiliser votre jeune à développer son esprit critique pour pouvoir départager le vrai du faux.

Établir une entente

Enfin, il est possible d’élaborer une entente avec son jeune sur les règles d’utilisation de l’ordinateur et d’internet. Cette entente pourrait même être signée par tous les membres de la famille et représenter une forme d’engagement à se comporter de manière éthique en ligne.

Commencer tôt

Les jeunes font leur entrée dans le monde virtuel de plus en plus tôt. Il est donc primordial de commencer à faire de la prévention et à parler de l’utilisation d’internet à un très jeune âge. Le parent peut donc entamer des discussions avec son jeune sur l’importance de protéger ses informations personnelles (mots de passe, coordonnées, codes d’accès, etc.). Au moment où le jeune ouvre un compte courriel ou un compte sur un réseau social, le parent peut l’inviter à choisir soigneusement ses ami·e·s et ses contacts, à vérifier régulièrement ses paramètres de sécurité dans ses différents comptes utilisateurs et à s’assurer de fermer correctement sa session lorsqu’il utilise un ordinateur public ou commun.

Comment gérer une utilisation excessive des technologies?

Tout sur les sextos

Que sont les sextos?

Les sextos sont des messages à caractère sexuel envoyés par cellulaire ou sur les réseaux sociaux. Il peut s’agir de messages écrits ou bien de photos osées. Comme parents, nous pouvons nous questionner sur la légalité de ce comportement, surtout lorsque notre jeune est mineur. Il est important de savoir que certaines lois encadrent ce phénomène pour les mineurs.

Pourquoi les jeunes envoient-ils des sextos?

L’adolescence est un moment propice à la découverte de la sexualité et aux débordements affectifs. Plusieurs adolescent·e·s ressentent le besoin d’expérimenter et d’exprimer leur sexualité de différentes façons. Envoyer des sextos peut être une des façons qu’ils·elles choisissent pour le faire. Toutefois, ceci ne vient pas toujours sans conséquence.

En tant que parents...

Lorsque nous découvrons que notre jeune communique par sextos, nous pouvons vivre plusieurs émotions passant de la colère à l’inquiétude. Il est légitime d’être préoccupé par cette découverte et plusieurs options s’offrent aux parents désirant réagir. Nous pouvons nous questionner sur notre rôle dans ce contexte, surtout lorsque l’information a été découverte par erreur ou en «fouillant» dans le cellulaire de notre jeune. Dans ce genre de contexte, nous pouvons ressentir de la honte et nous questionner sur la place de la vie privée et intime de notre adolescent.

Du point de vue légal

La loi sur le consentement sexuel s’applique aux sextos. Aussi, selon la loi sur la pornographie juvénile, il est interdit de posséder ou de publier des photos, des écrits ou des vidéos à caractère sexuel d’une personne de moins de 18 ans, et ce, même si c’est le jeune lui-même qui a créé cette publication et qui la possède. Par exemple, deux jeunes de 16 ans pourraient se faire accuser criminellement de posséder ce genre de matériel à caractère sexuel, même s’ils sont en couple et qu’il n’y a qu’eux sur les photos. Pour ce qui est des sextos écrits, certaines nuances peuvent être accordées si les deux personnes sont dans une relation qui respecte la loi sur le consentement sexuel. Dans ce genre de situation, il n’y aurait pas systématiquement d’accusations portées, tout dépendrait des risques et du contexte.

Comment réagir?
  • Avoir une discussion avec le jeune sur les conséquences des sextos.
  • S’informer sur le contexte qui entoure cette pratique.
  • Sensibiliser le jeune au fait que tout matériel numérique et virtuel peut vite devenir hors de contrôle et se retrouver là où nous ne le voulons pas. Par exemple, une photo envoyée par un cellulaire peut être partagée sur les réseaux sociaux et être publiée sur internet très rapidement, sans que nous le sachions.
  • Encadrer l’utilisation des appareils électroniques (ordinateur, cellulaire, tablette, etc.) en limitant les heures d’utilisation. On peut également se permettre de demander voire même, dans certains cas, d'exiger que les appareils électroniques ne soient pas permis dans les lieux d'intimité du jeune à l’heure du coucher ou demander les mots de passe par exemple. Ces moyens sont possibles selon l’âge et le développement psychologique du jeune.
  • Informer l’enfant des conséquences et de l’aspect légal des sextos, lui exposer ses craintes et encadrer l’utilisation des nouvelles technologies selon sa maturité et son développement personnel.

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