Santé mentale

Automutilation

 

Quoi faire?

Un·e adolescent·e qui s’automutile a besoin d’aide, car l’automutilation est un comportement qui cesse rarement sans intervention. Il est donc important, si votre jeune s’automutile, d’en parler avec lui le plus tôt possible.

Parler au «je»

Parler au «je» en nommant nos préoccupations, plutôt qu’en abordant la situation au «tu» en accusant le jeune de se faire du mal, est souvent aidant. En parlant calmement et de façon rassurante, vous pouvez nommer les émotions que le comportement vous fait vivre ainsi que les inquiétudes ressenties.

Valider les sentiments du jeune

Il est important d’accueillir et de valider le ressenti de votre ado, tout en écoutant respectueusement son opinion et, le cas échéant, en discutant de moyens plus sains pour gérer sa détresse. Si votre adolescent·e n’est pas ouvert·e à la discussion, il est important de ne pas insister, quitte à y revenir plus tard. L’automutilation est un sujet très émotif et le fait que votre jeune apprenne que ses parents sont au courant peut être un choc important pour lui.

Lui demander Rencontre-t-il des difficultés en ce moment?

Si c’est le cas, demandez-lui comment vous pouvez l’aider à les surmonter. De même, vous pouvez évoquer avec lui votre relation et lui demander s’il vit des frustrations en lien avec celle-ci.

A-t-il des idées pour améliorer la relation et se sentir mieux compris?

Vous pouvez lui demander ses pistes. Si vous êtes suffisamment à l’aise, vous pouvez également parler directement d’automutilation, en lui proposant d’expliquer comment il se sent avant et après s’être infligé des blessures. S’il refuse de vous en parler, le simple fait de nommer que vous le comprenez et que vous restez présent malgré tout peut être réconfortant. Vous pouvez aussi vérifier avec lui s’il préfère que vous reveniez vers lui ou s’il souhaite que vous attendiez qu’il vous en parle de lui-même.

Le choix du moment

Choisir un moment calme durant lequel votre adolescent·e est disponible et prêt·e à vous écouter est idéal. Vous pouvez donc profiter d’une activité à deux, ou d’un moment privilégié.

Prendre au sérieux la situation

Prendre le comportement d’automutilation au sérieux et expliquer à l’adolescent·e quelles sont les options pour aller chercher de l’aide. Lui demander ce qu’il·elle en pense et quelles sont ses préférences.

Laissez-lui la place

Pour qu’une intervention professionnelle fonctionne le mieux possible, il est important que la personne s’investisse, et il est donc préférable de permettre à l’adolescent·e de prendre sa place dès le début des démarches auprès d’un·e professionnel·le.

Tout sur l'automutilation

Réactions à éviter

Les émotions provoquées par le dévoilement de l’automutilation de notre adolescent·e peuvent nous amener à réagir spontanément sans réfléchir plutôt qu’à agir pour aider notre jeune.

Demander de voir les blessures

Même si cela peut être tentant, le fait de demander à l’adolescent·e de voir ses blessures ne changera pas la situation si nous avons la certitude que l’automutilation est présente. Nous pouvons demander si les blessures sont bien désinfectées et s’il n’y a pas de signes d’infection, mais insister pour les voir reste inutile et risque de nous affecter davantage.

S'énerver

De même, nous pouvons être tentés de crier, de sermonner, de rabaisser l’adolescent·e ou de lui donner une punition sévère pour reprendre du pouvoir sur la situation. Toutefois, ces mesures, qui instaurent un rapport de force dont chacun voudra sortir vainqueur, risquent fort de nuire au lien de confiance et à la communication entre vous et votre adolescent·e.

Chercher à contrôler

Il est impossible de contrôler le comportement d’une autre personne, même s’il s’agit de notre propre enfant. Nous ne pouvons donc pas forcer notre adolescent·e à cesser ses pratiques. Nous pourrions plutôt parler de ce que la situation nous fait vivre. En exprimant le besoin qu’il·elle aille chercher de l’aide, nous envoyons à notre adolescent·e le message que nous le·la prenons au sérieux, ce qui est très important dans ce type de situation.

Supprimer les objets utilisés

Cela n’améliore généralement pas la situation, car un·e adolescent·e qui ressent le besoin intense de se faire du mal trouvera les moyens d’y arriver. De plus, l’utilisation des mêmes outils peut faire partie d’un rituel pour l’adolescent·e et chercher à les contrôler peut alors amener un sentiment de panique et déclencher des conséquences plus importantes. Essayez plutôt d’aller chercher de l’aide, de rester ouvert, de donner de l’espace au besoin.

Quand vous avez besoin de parler

Reconnaître le stress

Reconnaître les signes d'anxiété

Joindre un intervenant LigneParents
Téléphone : 1 800 361-5085  
Tous les thèmes LigneParents
Administration
© 2019 LigneParents Tous droits réservés.
Numéro d'enregistrement d'organisme de bienfaisance: 136403649RR00001
Continuer la conversation