Être parent

 

Être parent… Beaucoup diront qu’il s’agit du plus beau métier du monde. Faire le choix de devenir parent, c’est faire le choix de donner la vie, de transmettre ses valeurs et ses principes. C’est bien souvent pouponner, observer, grandir, regarder, apprendre, voir évoluer et évoluer soi-même. Bien sûr, cela vient avec des doutes, des craintes, des remises en question, de la fatigue (et BEAUCOUP d’autres choses). Mais malgré toutes les informations sur la parentalité, les livres, internet, les conseils de l’entourage… nous restons toujours les meilleurs parents pour notre enfant.

Gestion du temps

Devenir parent implique de nouvelles tâches qui changeront et évolueront selon l’âge de l’enfant.

Il est important de revoir nos priorités en fonction du temps que nous avons. Ainsi, il peut être avisé:

  • D’adapter les activités que nous faisions avant d’être parents.
  • De déléguer des tâches.
  • De choisir où nous voulons investir notre temps.
  • D’accepter que nous manquions de temps parfois.
  • D’accepter que tout ne sera pas toujours parfait.
  • D’avoir une vision réaliste de ce que nous pouvons faire ou non, en fonction des enfants que nous avons.

Comment en arrive-t-on à se sentir impuissant avec un ado?

Diverses situations peuvent remettre en question notre autorité parentale: le style d’autorité parentale, la consommation du jeune, le non-respect du cadre établi, les comportements irrespectueux, un changement de vie important pour le jeune ou le parent, etc.

Que nous le voulions ou non, notre adolescent·e a pour rôle de tester nos limites, de remettre en question nos valeurs familiales ainsi que le cadre installé. Tenir l’autorité peut devenir rapidement essoufflant dans les moments où nous sentons que le respect n’y est plus.

Un sentiment d’impuissance peut alors prendre toute la place et s’allier au découragement, à la colère, à la tristesse ou même à l’incompréhension. Avez-vous déjà ressenti une perte de contrôle à un moment ou un autre de votre vie? Quelle émotion vous habitait alors?

Avant de perdre le contrôle

Comment prévenir et gérer l’épuisement?

Culpabilité

Le rôle de parent n’est pas toujours facile. C’est un rôle complexe qui peut nous faire vivre de la culpabilité. Les tâches et les responsabilités parentales sont présentes 24 heures sur 24. Par conséquent, tant d’exigences amènent nécessairement quelques erreurs de parcours et, comme parents, nous ne nous donnons pas beaucoup droit à l’erreur.

Diminuer mes attentes

En cessant de viser la perfection pour soi et pour son jeune et en se donnant droit à l’erreur, le parent contribue à diminuer la pression de performance. Il n’existe pas de parent parfait ni d’enfant parfait! Chaque parent est un être en apprentissage et les situations difficiles peuvent être des occasions d’évoluer. Pourquoi ne pas choisir d’être accueillant et bienveillant envers nous-mêmes tout comme nous souhaitons l’être envers nos enfants?

Me recentrer sur mon rôle

Le rôle parental n’est pas de rendre son enfant heureux en toutes circonstances, mais de lui fournir les outils pour créer son propre bonheur. Comme parent, il est souvent facile de se fixer un objectif beaucoup trop grand et, par conséquent, de se mettre dans des situations difficiles, irréalistes ou décevantes. Pourquoi ne pas choisir de faire confiance à l’éducation que nous donnons à nos enfants?

Me faire confiance

Chaque parent est unique dans ses valeurs et dans sa façon d’éduquer son jeune (permissions, règles, conséquences, cadre de vie, etc.). Il n’y a pas de manuel d’instructions pour nous indiquer comment agir lorsque notre enfant refuse d’aller se coucher ou l’heure à laquelle notre jeune doit rentrer, etc. Il faut apprendre à nous faire confiance et à nous écouter.

Lâcher prise

Prendre toutes les responsabilités sur soi est un poids lourd à porter. Nous pouvons, bien que ce soit par moments difficile à faire, admettre qu’il y a certaines choses sur lesquelles nous avons du pouvoir et d’autres sur lesquelles nous n’en avons pas. En laissant le problème sur les bonnes épaules et en faisant confiance à notre jeune, nous l’aidons à se responsabiliser.

Me faire du bien

Prendre du temps pour soi, pour se faire plaisir, c’est accepter d’investir dans son bienêtre et dans celui de son jeune qui voit son parent prendre soin de lui-même. Nous pouvons nous faire du bien de différentes façons. Par exemple, en faisant une activité que nous aimons si nous avons quelques minutes à nous ou en écoutant de la musique apaisante.

Dédramatiser

Chaque parent a le pouvoir de remplacer sa petite voix intérieure négative et culpabilisante par une petite voix plus positive qui perçoit les situations comme des occasions d’apprentissage. Comme parents, nous n’avons pas la science infuse, il se peut que nous ayons mal réagi face à une situation. En prenant un peu de recul, nous pouvons faire mieux la prochaine fois.

Réparer et récupérer

Par exemple en nous excusant, en nous expliquant ou encore en exprimant nos émotions… Par la même occasion, cela peut offrir à notre jeune un exemple des moyens à mettre en place pour récupérer une situation.

Être ouvert au questionnement

En restant ouverts, sans nous juger, en nous autoévaluant et en nous questionnant sur notre rôle de parents, nous mettons en place les conditions gagnantes pour développer une relation avec notre enfant en évolution.

Essayer de nouveaux défis

Par exemple, en réfléchissant aux moyens de faire les choses différemment dans le cas où une situation semblable se reproduirait, en allant chercher une aide professionnelle, etc. Encore là, cela peut offrir à notre jeune un exemple de moyens à mettre en place lorsqu’il vit une situation difficile.

Critiques de l’entourage

Quand des critiques de l’entourage surviennent, en plus du sentiment de culpabilité, un parent peut vite se sentir démuni, triste, coupable ou encore aux prises avec de gros doutes sur son rôle et ses capacités. Que faire pour gérer les critiques extérieures?

S’affirmer

Nous pouvons trouver des réponses affirmatives qui nous permettent de nous positionner par rapport à notre rôle, à nos valeurs et à notre relation avec notre jeune. Par exemple, si notre sœur nous dit: «Tu le laisses faire ça?», nous pouvons lui répondre: «Dans mes valeurs de parent, je considère qu’il est important de le laisser faire certaines expériences.» Ou encore, si notre beau-frère affirme: «C’est une vraie tête de cochon, je ne sais pas comment tu fais!», nous pouvons lui répondre: «Moi, je trouve qu’il a une belle capacité à s’affirmer!»

Mettre une distance par rapport aux pressions extérieures...

... en choisissant son entourage. Nous n’avons pas le pouvoir de changer les gens autour de nous. Toutefois, nous avons le choix de privilégier les personnes et les messages qui sont positifs et encourageants pour nous. Par exemple, en dosant l’importance des messages que nous recevons, en demeurant critiques quant aux messages véhiculés dans les livres ou les médias et en restant conscients que chaque parent est unique et qu’il a des forces et des faiblesses qui lui sont propres.

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