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Ment

Le mensonge peut être un comportement normal chez l’adolescent·e. Mentir peut lui permettre, entre autres, de se créer un espace de liberté bien à lui·elle ou de se distancier de son parent, sans que cela soit inquiétant pour autant. Il est aussi normal qu’un·e adolescent·e tente de modifier la réalité s’il·elle craint la réaction de ses parents. Cela dit, entre fermer les yeux et punir à l’excès, plusieurs pistes d’intervention s’offrent à nous pour amener notre adolescent·e à comprendre que mentir n’est pas un comportement souhaitable. Comme parents, prendre du recul et tenter de comprendre pourquoi notre jeune modifie la réalité peut nous permettre de mieux intervenir.

Une échelle de gravité

À chaque parent ses principes : certains mensonges seront plus acceptables aux yeux d’un parent et totalement inacceptables pour un autre. Tout dépend des valeurs familiales ou encore du contexte culturel. Par contre, les mensonges qui touchent à la sécurité de l’adolescent·e ou qui vont à l’encontre des lois vont demander aux parents d’établir des conséquences adaptées à la gravité du mensonge.

Influence du parent

Il nous arrive tous et toutes un jour ou l’autre de mentir. Comme en complimentant une amie sur sa nouvelle robe pour lui faire plaisir alors qu’elle ne l’avantage pas du tout ou en annulant un souper en invoquant que notre enfant est malade alors que c’est faux. Il faut nous rappeler que, bien souvent, notre adolescent·e nous entend et que nous lui servons de modèles…

Comment réagir?

Voici plusieurs façons de réagir que vous pouvez essayer, selon celles avec lesquelles vous êtes le plus à l’aise:

  • Abordez la question du mensonge en disant à votre jeune que cela arrive à tout le monde de mentir. Toutefois, rappelez-lui que l’honnêteté est une valeur importante pour vous puisqu’elle permet de construire une relation de confiance avec son entourage.
  • Dites-lui que vous n’êtes pas crédule et nommez-lui les conséquences qui s’appliqueront s’il recommence: perdre votre confiance et certains privilèges, s’exposer à une surveillance plus étroite de votre part, etc.
  • Mentionnez que vous êtes ouvert·e à la discussion et que si votre jeune choisit de vous avouer un mensonge, il aura plus de chances que la conséquence soit moins grave. Par exemple, vous pouvez lui dire: «Je pense que tu me dis un mensonge. Je te laisse la chance de me dire la vérité et, si tu le fais, la conséquence sera diminuée.» Le but est que votre adolescent·e comprenne qu’il y a plus d’avantages positifs reliés au fait de ne pas mentir.
  • Encouragez votre jeune en le félicitant lorsqu’il avoue un mensonge, car il est vrai qu’il peut parfois être difficile de dire la vérité.
  • Appliquez préférablement la conséquence prévue si votre adolescent·e est pris à mentir. Quant au choix de la conséquence à appliquer, il est souvent plus efficace de tenter d’amener votre jeune à réparer ses gestes plutôt que d’appliquer des conséquences dépourvues de sens. Par exemple, vous lui demandez de s’excuser, de remplacer un objet brisé, de rendre service à la personne à qui il a causé du tort, etc.

À éviter

  • Tendre un piège à votre adolescent·e en le mettant dans une situation où vous savez qu’il va vous mentir. Par exemple, s’il·elle s’est absenté·e de ses cours et que son·sa professeur·e vous a prévenu, évitez de lui demander comment s’est passée sa journée à l’école. Ou encore, lorsque vous êtes certain qu’il·elle a fait quelque chose de répréhensible, évitez de le pousser à mentir en lui demandant si c’est lui·elle qui a fait ça. D’instinct, il·elle répondra probablement non.
  • Le·la traiter de menteur·teuse et lui apposer une étiquette. Ce n’est pas parce qu’il·elle ment à l’adolescence qu’il·elle va être un·e menteur·teuse toute sa vie!
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