Adolescence

Ado violent·e envers ses parents

La violence est inacceptable

Malgré tout l’amour qu’un parent porte à son adolescent·e, toute violence physique ou verbale de ce·cette dernier·nière est inacceptable. Elle a probablement commencé par des mots violents et, à ce moment-là, le parent se disait qu’elle cesserait probablement un jour, que cela ne pourrait pas être pire. Mais ce n’est pas le cas: la violence verbale qui ne cesse pas augmente souvent en intensité jusqu’à devenir de la violence physique. À ce stade, il y a longtemps que l’adolescent·e a pris du pouvoir sur son parent.

Plus que jamais, l’enfant qui a des comportements violents a besoin de savoir par les actions de son parent que la violence est inacceptable et le sera toujours.

Un parent qui ne tolère pas la violence physique de son jeune l’aidera à ne pas être violent ensuite dans la société. Le NON du parent à la violence est important et structurant afin que le jeune ne ressente pas le besoin d’aller encore plus loin pour trouver la limite.

Quoi faire

Voici quelques pistes d’aide:

  • Si le jeune menace ou frappe réellement son parent, une autre personne ou des objets: le parent peut appeler le 911 ou la police.
  • Si le jeune a moins de 18 ans, le parent peut appeler la DPJ.
  • Si le jeune est majeur, un parent peut lui dire qu’en choisissant la violence, il devra aller vivre ailleurs. Dans ce dernier cas, le parent devra s’assurer d’établir un filet de sécurité avant de procéder: mettre la police au courant, avoir un autre adulte avec lui lorsqu’il procède, changer les serrures, avoir les coordonnées de centres d’hébergement pour jeunes, etc.

Gérer ses émotions en tant que parent

Il peut arriver qu’un parent qui vit une situation de violence ressente de l’impuissance, de la honte ou de la culpabilité, ou pense qu’il a fait des erreurs. Souvent, il regrette de ne pas avoir mis davantage de limites à son enfant par le passé. Il peut se sentir coupable de ne pas avoir fait ceci ou cela lorsque son enfant était plus petit, ou au contraire, d’en avoir trop fait.

Mais est-ce qu’il pouvait savoir que son enfant deviendrait violent? Probablement pas.
Un parent fait tout son possible pour bien s’occuper de son enfant. Il n’a pas à se sentir coupable ou à avoir honte du comportement de violence de son adolescent·e, car ce n’est pas lui qui a choisi ce comportement. Quand un jeune devient violent, la culpabilité du parent peut l’amener sur un terrain glissant. Il essayera alors de pallier les manques de l’autre parent ou alors deviendra un peu trop permissif avec son jeune afin qu’il ne se fâche pas. Un parent ne souhaite pas voir son jeune vivre de la tristesse, de la colère ou de la déception.

Si vous vivez une situation de violence, n’hésitez pas à communiquer avec un·e intervenant·e de LigneParents. Ce n’est vraiment pas facile de passer à l’action quand nous voulons dire NON à la violence de notre jeune. Ça prend beaucoup de courage, non seulement pour affronter notre jeune, mais parce que cette situation nous fait vivre aussi beaucoup d’émotions contradictoires. Nous aimons notre enfant, mais nous ne voulons plus accepter l’inacceptable.

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