Au sein de la famille

Préserver la relation avec son enfant

La relation créée avec notre enfant doit être préservée tout au long de son développement, ce qui peut représenter un défi. Tant qu’il y a une relation, il y a de l’espoir que l’enfant aille chercher chez ses parents ce dont il a besoin, et qu’il puisse avoir suffisamment confiance pour se tourner vers eux s’il vit des moments difficiles.

Cette relation peut se construire:

En accueillant l’enfant dans ce qu’il vit

Ce n’est pas facile d’accueillir un enfant dans sa souffrance, cela nous met en contact avec la nôtre. Par exemple, l’enfant vient vous voir et dit: «Papa, Julie n’est pas gentille, elle m’a enlevé mon épée». Au lieu de lui dire, par exemple, qu’il ne devrait pas pleurer, vous pouvez lui dire que vous comprenez sa peine en le prenant dans vos bras. Il est aussi possible de l’aider dans sa réflexion en lui demandant ce qu’il compte faire avec Bernadette et de l’encourager dans la solution qu’il aura choisi de mettre de l’avant.

En lui laissant de la place pour s’exprimer
«Maman, Jérôme m’a frappé aujourd’hui à l’école.» Vous pourriez être rapidement porté à lui dire quoi faire (aller voir un adulte ou riposter à Jérôme). Pour favoriser la relation avec lui, vous pouvez aussi choisir de demander à l’enfant ce qu’il a fait dans la situation ou lui demander ce qu’il pourrait faire d’autre et le valoriser dans les moyens qui l’ont aidé. Vous pouvez le féliciter de vous en avoir parlé et l’encourager à le refaire s’il en ressent le besoin.
En équilibrant les règles et la confiance

Cela implique de le laisser faire des erreurs de temps en temps! On peut choisir de ne pas lui dire ce qu’on pense de ses choix chaque fois qu’il ouvre la bouche et éviter les sermons. Mon enfant de 15 ans me dit qu’il veut écouter son émission qui se termine tard et je trouve qu’il n’a pas assez dormi hier. Je peux alors avoir tendance à lui dire qu’il ne regardera pas la télévision si tard, qu’il est trop fatigué et qu’il doit se coucher tôt pour être en forme à l’école demain. C’est normal, on sait très bien qu’il sera fatigué! Cependant, avec un jeune de cet âge, on peut, par exemple, lui demander comment il rattrapera son sommeil, ce qu’il fera s’il est fatigué le lendemain, lui demander si lui juge que c’est une bonne idée de se coucher si tard, etc.

En ayant des attentes réalistes

Un enfant ou un·e adolescent·e réfléchit pas et agit différemment d'un adulte. Il est normal qu’il·elle ne comprenne pas toutes les conséquences de ses décisions, qu’il·elle ne fasse pas son ménage sans qu’on lui dise, qu’il·elle s’insurge de ne pas pouvoir faire tout ce qu’il·elle veut. Souvent, il peut être plus facile de lui énoncer clairement quelques règles claires et de lui annoncer les conséquences s’il·elle ne les respecte pas plutôt que de s’attendre à ce qu’il·elle fasse tout et comprenne tout.

En préservant de bons moments ensemble
Garder la relation parent-enfant vivante pendant l’adolescence peut présenter certains défis. Les adolescent·e·s ont moins besoin de notre présence constante, ils·elles sortent plus souvent ou s’enferment dans leur chambre et c’est normal. Plutôt que de dire à notre jeune qu’il n’est pas correct de s’enfermer ainsi, pourquoi ne pas l’inviter au restaurant, à faire une activité sportive ou simplement à regarder un bon film ensemble et à en jaser après?
Joindre un intervenant LigneParents
Téléphone : 1 800 361-5085  
Tous les thèmes LigneParents
Administration
© 2019 LigneParents Tous droits réservés.
Numéro d'enregistrement d'organisme de bienfaisance: 136403649RR00001
Continuer la conversation